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Théoriquement, un arbre pourrait croître indéfiniment. Les animaux ont un plan prédéterminé dans l'évolution de leur croissance amenant le développement d'une structure bien définie. Les arbres, par contre, ont une évolution modulaire s'adaptant aux conditions environnantes. Ils pourraient théoriquement croître indéfiniment. |
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Pourtant, l'évolution de leur taux de croissance montre une constante prédéterminée: ils croissent lentement dans leur jeunesse, rapidement à l'âge intermédiaire et lentement à maturité pour atteindre une hauteur limite. Alors, pourquoi les arbres cessent-ils de grandir? |
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La composante génétique doublée de facteurs environnementaux gère la croissance. |
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De pauvres conditions environnementales réduisent la vitesse de croissance et la taille. La photo de droite montre des pins mexicains poussant dans le désert. Ils vivent 4500 ans. C'est probablement dû au fait qu'ils croissent très lentement par manque d'eau. La texture très serrée du bois le rend extrêmement dur (résistant aux bris). Les champignons ne survivent pas sans eau. |
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De 5-12% du sucre produit est utilisé pour maintenir le métabolisme de l'arbre. |
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Le diamètre du tronc grossit indéfiniment tant qu'il y a de la vie. |
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En grandissant, un arbre fixe les nutriments du sol dans ses structures le forçant à produire de plus longues racines afin de trouver les nutriments nécessaires à la poursuite de sa croissance. |
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Le taux d'extension des nouvelles branches ralenti à la maturité. Greffé sur une tige juvénile, la branche mature n'acquière pas de vigueur. Les nouvelles tiges germant à la base d'une souche âgée par contre, montrent une jeunesse étonnante. |
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La hauteur de l'arbre est limitée par la disponibilité de l'eau au niveau des feuilles. Dans les grands arbres, la hauteur est telle que la tension requise pour monter l'eau dans le xylème (bois) est susceptible de siphonner de l'air. Pour lutter contre ce phénomène, les grands arbres ferment leurs stomates (bouches d'aération dans les feuilles) tôt dans la journée ou aussitôt que la disponibilité de l'eau se fait plus rare (sécheresse), limitant ainsi la photosynthèse, l'évaporation et la vitesse de croissance. |
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Les têtes des grands arbres cessent pratiquement de croître alors que les branches secondaires croissent normalement parce que l'eau ne se rend que très difficilement jusqu'à la tête. |
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Dans de mauvaises conditions, l'arbre croît plus lentement et de ce fait la proportion de bois de printemps / bois d'été est moins élevé. Le bois d'été plus compact, offre plus de résistance au transport de l'eau ce qui contribue encore plus au ralentissement de la croissance. |
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Les très grands arbres (séquoia) ne peuvent atteindrent leur plein développement que sur les sols fertiles dans les régions humides à longueur d'année. |
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Le soleil plombant sur les feuilles les assèches et de ce fait provoque une montée de l'eau venant des racines. |
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Dans les conditions optimums, la vitesse de croissance est directement proportionnelle à la quantité de feuilles. |
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En résumé, les facteurs environnementaux en période de d'activités photosynthétiques contrôlant la croissance sont la lumière (éclaircir), l'humidité (disponibilité de l'eau, orientation N, NE des pentes), la température (microclimat sous le couvert, micro climat à l'abris d'une colline), la disponibilité des nutriments (qualité du composte au sol, champignons, aération du sol, acidité, N/P/K et Ca, Mn) et la santé (enlever les tiges malades évite la propagation). |
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Les risques de maladies sont plus grands quand les conditions de croissances sont pauvres. |