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La concentration du gaz carbonique (CO²), du méthane (CH4) et autres gaz à effet de serre augmente, et à un rythme accéléré, dans l'atmosphère. Ceux-ci ont comme effet d'augmenter la température moyenne et d'accentuer les sécheresses et les tempêtes extrêmes. |
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Les conditions optimales particulières à un type de forêt se déplaceront de 500-1000 Km vers le nord entraînant avec elles la répartition de la forêt. On prévoit que 33% des forêts seront ainsi affectées. La forêt boréale perdra 40% de sa superficie au profit de la forêt mixte. |
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L'érable sera l'espèce la mieux pourvue pour affronter ces changements alors que le bouleau blanc gagnera les cîmes des montagnes et les régions nordiques. Le merisier suivra l’érable vers le nord. |
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Dans la forêt boréale de Scandinavie, on a observé que l’élévation de la température hivernale amenait une augmentation du taux de perte des aiguilles et par conséquent, une réduction de la croissance. L’épinette de Norvège et le bouleau meurent dans le sud et se propagent dans le nord. |
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Une augmentation de température et d’humidité amène une augmentation du taux de décomposition de la litière et donc de nutriments accessibles et de dégagement de CO2. |
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Le taux de feu de forêt dans les régions boréales augmentera de près de 50% autant en sévérité qu’en nombre. La forêt mixte plus stable verra son territoire s’étendre vers le nord. |
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En Alaska, la hausse des températures a amené des infestations sans précédent dans son histoire. Ceci est un avant goût de ce qui s’en vient pour les forêts du nord. |
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Dans le sud, si les taux d’ouragan double comme prévu, ceci augmentera le taux de mortalité des arbres de 50%, laissant la place aux espèces à croissance rapide et vie courte sans valeur commerciale. |
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La vitesse de reproduction et de migration des espèces des régions à haut taux de changement, favorisera la dispersion des essences à croissance rapide et à courte vie. |
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La décomposition de la litière dans une atmosphère riche en CO2 est accélérée par l’apport en azote (N). Lorsque celui-ci est absorbé, c’est la lignine qui limite la vitesse de décomposition. Dans cet environnement riche en CO2, la concentration en azote est réduite et donc le taux de dégradation est réduit. La chaleur et l’humidité contribuent grandement à accélérer la décomposition et à minéraliser l’azote, ce qui compense pour le ralentissement. |
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Les litières fraîches contiennent un rapport C : N élevé et donc un taux de décomposition élevé. Cette litière laissera échapper un haut taux de CO2 et un bas taux de dégagement d’azote N2 lors du processus de minéralisation de l’azote N. |
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Les litières plus mature affiche un rapport C : N plus bas et donc un taux de décomposition plus lent. Cette litière laissera échapper peu de CO2, mais un taux de dégagement d’azote N2 élevé lors du processus de minéralisation de l’azote N. L’augmentation de température augmente la vitesse de décomposition, le dégagement de CO2 et la minéralisation de N. |
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